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Historique
C’est une tragédie dans la baie Georgienne qui est à l’origine du processus ayant abouti à la création du Service hydrographique du Canada. Plus de 150 personnes périrent lors du naufrage du vapeur Asia dans ces sombres eaux de l’Ontario en 1883. Ce drame entraîna presque immédiatement des demandes de levés hydrographiques des Grands Lacs afin de rendre la navigation plus sécuritaire.
Six ans plus tard, l’organisation chargée des levés, qui deviendrait ensuite le SHC, a vu le jour. Sa mission s’est rapidement étendue au-delà des Grands Lacs pour inclure toutes les voies navigables canadiennes.
Évidemment, l’hydrographie a évolué au cours des 120 dernières années. Les lignes de sonde et les méthodes à triangulation traditionnelles sont à présent rarement utilisées, ayant laissé leur place à des innovations comme les sondages multifaisceaux et le réseau satellitaire du système mondial de localisation (GPS).
Quelques dates importantes :
- Le Service hydrographique du Canada a été créé le 13 août 1883, sous le nom de Georgian Bay Survey, après l’événement tragique survenu au vapeur dans la baie Georgienne.
- En 1883, la priorité consistait à faire le levé et la cartographie des eaux navigables de la baie Georgienne et du lac Huron. Au fil du temps, la mission a été étendue de manière à inclure toutes les voies navigables intérieures du Canada et les régions côtières.
- La cartographie hydrographique a été étendue à la côte du Pacifique dès 1891, et aux eaux du Saint-Laurent en aval de Québec en 1905.
- Le programme de mesure des marées et des courants a débuté en 1893, et les mesures précises des niveaux de l’eau des Grands Lacs ont débuté en 1912.
- En 1904, le Georgian Bay Survey est devenu le Hydrographic Survey of Canada (mais il fut vite connu sous le nom officieux de Canadian Hydrographic Survey).
- C’est en 1928 que le nom officiel de Service hydrographique du Canada a été adopté.
- Ce n’est qu’après la Deuxième Guerre mondiale, lorsque Terre-Neuve et le Labrador ont rejoint la Confédération (1949), que le Service hydrographique du Canada a été chargé de cartographier les côtes de Terre-Neuve et du Labrador.
- La demande pour des levés arctiques a connu un sommet entre 1954 et 1957, lors de la construction du réseau d’alerte avancé (réseau DEW) d’un bout à l’autre du Canada, comportant de nombreuses stations dans l’Arctique.

Le chemin parcouru
- Les premiers hydrographes fixaient la position de leur navire à l’aide de balises le long de la côte lorsqu’ils en étaient proches, et par quadrant ou sextant lors de levés hauturiers.
- Ces hydrographes mesuraient la profondeur des eaux à l’aide d’une ligne de sonde – un processus long et laborieux.
- De nos jours, les hydrographes utilisent un système DGPS (Differential Global Positioning System) précis afin de fixer la position du navire hydrographique et des échosondeurs multifaisceaux pour faire le levé de tout le fond marin.
- Bien que les cartes papier soient encore toujours utilisées, le secteur du transport maritime moderne a tendance à utiliser les cartes électroniques de navigation (CEN) intégrées au système de visualisation des cartes électroniques et d’information.
Techniques et technologies : de jadis jusqu’à aujourd’hui
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JADIS
Les méthodes traditionnelles de l’hydrographie comptent entre autres :
- l’utilisation de lignes de sonde et de lignes lestées plongées dans l’eau pour mesurer la profondeur;
- la triangulation, qui utilise les mathématiques basées sur les points d’un triangle pour établir les coordonnées et les distances entre points.
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AUJOURD’HUI
Ces méthodes ont été remplacées par :
- des sondages multifaisceaux, qui utilisent une technologie SONAR avancée pour générer des images haute résolution de l’environnement marin.
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